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Le cardinal allemand Rainer Woelki appelle les catholiques à retrouver leur identité chrétienne

Cardinal Rainer Maria Woelki - DR
Cardinal Rainer Maria Woelki - DR
Alors que l’Église catholique en Allemagne traverse l’une des plus graves crises de son histoire récente, marquée par les départs massifs de fidèles et l’effondrement de la pratique religieuse, l’archevêque de Cologne refuse tout fatalisme

À l’occasion de la Pentecôte, son Eminence Woelki a lancé un vibrant appel à la confiance dans l’action de l’Esprit Saint et à la redécouverte de l’identité chrétienne. Dans une Allemagne où les statistiques ecclésiales semblent chaque année confirmer l’ampleur de la sécularisation, le cardinal a choisi de délivrer un message résolument tourné vers l’espérance. Lors de la messe de Pentecôte célébrée dans la cathédrale de Cologne, l’archevêque a défendu un christianisme « conscient de sa propre identité » et exhorté les fidèles à ne pas céder au découragement.

Selon le site Katholisch.de, le cardinal a profité de cette grande fête liturgique pour appeler à un « nouvel élan » missionnaire au sein de l’Église, face à ce qu’il considère comme un pessimisme de plus en plus répandu dans une partie du catholicisme allemand. Au cœur de son homélie, le cardinal a rappelé que la Pentecôte n’est pas seulement un souvenir historique mais une réalité toujours actuelle pour l’Église. « À la Pentecôte, il s’agit de l’essentiel », a-t-il déclaré. Cette fête, a-t-il expliqué, rappelle aux chrétiens « qui ils sont réellement » et les invite à retrouver la conscience de leur vocation propre dans un monde toujours plus éloigné des références chrétiennes.

Pour le prélat allemand, la crise actuelle ne doit pas conduire à une perte de confiance dans l’œuvre de Dieu. Il a regretté que beaucoup de catholiques aient cessé de croire à la possibilité d’un véritable renouveau ecclésial. Pourtant, a-t-il insisté, l’Esprit Saint continue d’agir aujourd’hui « comme alors », c’est-à-dire avec la même puissance que lors des premiers temps de l’Église. S’appuyant sur le récit des Actes des Apôtres, le cardinal Woelki a rappelé que des centaines puis des milliers de personnes avaient embrassé la foi chrétienne en une seule journée sous l’action de l’Esprit Saint. « Cependant, l’Esprit attend que nous aussi nous y croyions et que nous mettions notre confiance en lui », a-t-il affirmé.

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Ces propos interviennent dans un contexte particulièrement difficile pour l’Église catholique allemande. Depuis plusieurs années, les diocèses enregistrent des chiffres record de sorties officielles de l’Église, tandis que la pratique religieuse continue de s’effondrer. À cela s’ajoute une perte d’influence croissante du christianisme dans la société allemande, souvent considérée comme l’un des laboratoires les plus avancés de la sécularisation européenne. Mais pour le cardinal de Cologne, les signes d’espérance existent malgré tout. Il a notamment évoqué la progression spectaculaire des baptêmes d’adultes observée en France, phénomène qui attire désormais l’attention de nombreux responsables ecclésiastiques européens. Il a également souligné que son propre archidiocèse enregistre actuellement le plus grand nombre de baptêmes d’adultes de toute l’Allemagne.

L’archevêque a aussi mis en avant plusieurs initiatives de nouvelle évangélisation lancées à Cologne. Certaines s’inspirent directement d’expériences développées dans l’Église anglicane à Londres, où l’on observe depuis plusieurs années une forme de renouveau religieux marquée par des conversions, l’émergence de nouvelles communautés chrétiennes et une dynamique missionnaire renouvelée.Pour le cardinal Woelki, ces expériences démontrent que la crise n’est jamais le dernier mot de l’histoire de l’Église. À rebours des discours annonçant un déclin inexorable du christianisme en Europe occidentale, il estime que l’avenir dépend avant tout de la capacité des croyants à retrouver la conscience de leur identité chrétienne et à faire confiance à l’action de l’Esprit Saint.

À travers son homélie de Pentecôte, l’archevêque de Cologne a ainsi lancé un appel clair aux catholiques allemands : ne pas se laisser enfermer dans les statistiques du déclin, mais redécouvrir ce qui constitue le cœur même de la foi. Car, comme il l’a rappelé avec force, « À la Pentecôte, il s’agit de l’essentiel ».

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