Les faits sont désormais établis dans un document officiel. Le 30 avril 2026, le United States Department of Justice a rendu public un rapport de 200 pages rédigé par sa Task Force to Eradicate Anti-Christian Bias, un groupe de travail mis en place dans le sillage des décisions politiques prises sous la présidence de Donald Trump. Dirigée par le procureur général par intérim Todd Blanche, cette instance avait pour mission d’examiner d’éventuelles discriminations visant les chrétiens au sein des institutions fédérales.
Ses conclusions sont sans ambiguïté. Sous l’administration de Joe Biden, des chrétiens « aux convictions bibliques traditionnelles » ont été directement visés par des actions de l’État. Le rapport décrit des enquêtes menées avec zèle par le Federal Bureau of Investigation, des poursuites qualifiées d’agressives et des sanctions infligées à des croyants en raison de leur fidélité à leur foi. Le document souligne que ces politiques ont placé certains fidèles devant un choix radical : vivre selon leur conscience ou risquer de se mettre en infraction avec la loi. La foi, tolérée tant qu’elle demeurait dans la sphère privée, devenait problématique dès lors qu’elle s’exprimait publiquement.
Un point particulièrement préoccupant concerne les catholiques dits « traditionalistes ». Une note interne du FBI, diffusée en 2023 dans plusieurs bureaux, identifie ces fidèles comme une catégorie à surveiller, en s’appuyant notamment sur des analyses du Southern Poverty Law Center. Le rapport dénonce explicitement cette orientation.
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Dans le prolongement de cette logique, une enquête criminelle a conduit les autorités à étendre leur attention à une communauté liée à la Société Saint Pie X. Bien que cette église n’ait joué aucun rôle dans les faits reprochés à l’individu concerné, un profil d’enquête a été ouvert, et des démarches ont été engagées pour examiner son environnement religieux. Ce passage d’un cas individuel à la surveillance d’un milieu ecclésial entier constitue l’un des points les plus graves du rapport. Il révèle que l’appartenance religieuse elle-même a servi de critère d’attention pour les autorités fédérales.
Le document évoque également des sanctions plus lourdes infligées à des militants chrétiens pro-vie, ainsi que des pressions exercées sur des institutions religieuses concernant des questions morales majeures telles que l’avortement ou l’idéologie de genre. En conclusion, le rapport affirme que les politiques de l’époque sont entrées en conflit direct avec une vision chrétienne du monde et ont pénalisé des croyants pour avoir vécu conformément à leur foi. Ainsi, ce texte officiel ne se contente pas de relater des faits isolés. Il met en lumière une tension profonde entre pouvoir politique et conscience religieuse,une tension qui, dans une démocratie, ne peut être ignorée sans conséquences durables.


