Depuis 2000 ans

[Népal] Passé à tabac pendant près d’une heure, un pasteur refuse de renoncer à annoncer l’Évangile

La ville historique de Patan (Lalitpur), dans la vallée de Katmandou, au Népal - Depositphotos
La ville historique de Patan (Lalitpur), dans la vallée de Katmandou, au Népal - Depositphotos
Malgré près d'une heure de violences, il affirme que cette épreuve n'a fait que renforcer sa détermination à annoncer le Christ

C’est une nouvelle illustration des persécutions croissantes subies par les chrétiens dans ce pays himalayen. Le 25 juillet, le pasteur Rambahadur conduisait un culte dans une église de maison située dans une région rurale du Népal lorsqu’une vingtaine d’extrémistes hindous ont fait irruption. Selon les informations diffusées par l’organisation Portes Ouvertes, les assaillants l’ont roué de coups pendant près d’une heure sous les yeux des fidèles réunis pour la prière.

Les agresseurs lui ont ordonné de cesser toute activité chrétienne et de fermer son lieu de culte. Malgré la violence de l’attaque, le pasteur a survécu à ses blessures. Selon les partenaires locaux de Portes Ouvertes, cette épreuve n’a pas entamé sa foi. Bien au contraire, il aurait déclaré être « plus déterminé que jamais » à continuer de partager l’Évangile. Pour des raisons de sécurité, l’organisation ne précise pas la localisation exacte de l’église ni l’identité complète du pasteur, une pratique habituelle afin de protéger les victimes de nouvelles représailles. Les chrétiens locaux demandent des prières pour son rétablissement, pour la protection de sa communauté ainsi que pour la conversion de ses agresseurs.

Cette agression ne constitue malheureusement pas un fait isolé. Le Népal connaît depuis plusieurs années une recrudescence des violences visant les communautés chrétiennes, particulièrement dans les zones rurales où les mouvements nationalistes hindous sont très actifs. Bien que la Constitution garantisse officiellement la liberté religieuse, les lois interdisant les conversions religieuses sont régulièrement utilisées contre les chrétiens, tandis que les groupes extrémistes cherchent à intimider les pasteurs et les nouveaux convertis.

Selon le classement mondial de persécution des chrétiens publié par Portes Ouvertes, le Népal figure de nouveau parmi les cinquante pays où les disciples du Christ subissent les plus fortes pressions.

Lire aussi : https://tribunechretienne.com/les-comportements-lies-au-mouvement-lgbtq-contreviennent-radicalement-au-dessein-du-createur-le-cardinal-joseph-zen-met-en-garde-contre-les-principales-menaces-pesant-aujourdhui-sur-le-dessein/

L’organisation explique que l’instabilité politique récente a favorisé une augmentation des attaques contre les minorités religieuses, les groupes extrémistes agissant souvent avec un sentiment d’impunité. Les convertis issus de l’hindouisme sont particulièrement vulnérables, confrontés à la fois aux pressions de leur famille, de leur communauté et parfois des autorités locales. L’agression du pasteur Rambahadur s’inscrit dans un contexte plus large. En 2024 déjà, plusieurs rassemblements chrétiens avaient été attaqués par des foules nationalistes hindoues, faisant de nombreux blessés, y compris des femmes et des enfants. Des responsables chrétiens locaux dénonçaient alors une montée continue de l’intolérance religieuse et des violences contre les églises.

Malgré ces menaces, les communautés chrétiennes continuent de se réunir, souvent discrètement, dans des maisons particulières. Le témoignage du pasteur Rambahadur rappelle celui de nombreux chrétiens persécutés à travers le monde : loin d’éteindre leur foi, les violences renforcent souvent leur détermination à demeurer fidèles au Christ et à poursuivre leur mission d’évangélisation.

Recevez chaque jour notre newsletter !