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Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains : des fidèles se mobilisent pour sauver une chapelle oubliée

Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains - DR dignois.fr
Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains - DR dignois.fr
Fermée depuis plus d'un demi-siècle et aujourd'hui gravement dégradée, la chapelle Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains fait l'objet d'une mobilisation citoyenne inédite. Une association récemment créée espère désormais lui redonner un avenir et préserver un précieux témoin du patrimoine chrétien provençal

Depuis des décennies, la chapelle Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains semble avoir été oubliée du temps. Perchée sur les hauteurs de la ville, elle demeure pourtant bien présente dans la mémoire de nombreux habitants qui y ont prié, participé à des célébrations ou simplement trouvé un lieu de silence et de recueillement. Aujourd’hui, cet édifice religieux, propriété du Diocèse de Digne, Riez et Sisteron, est dans un état de dégradation préoccupant. Fermée au public depuis les années 1970, la chapelle a subi les effets des intempéries, du temps qui passe et de l’absence de travaux. Une violente tempête, survenue il y a plusieurs décennies, avait notamment provoqué la chute d’un arbre sur le bâtiment, aggravant considérablement les dégâts. Depuis lors, la nature et les infiltrations ont lentement poursuivi leur œuvre.

Pour beaucoup, cette situation n’est plus acceptable. C’est pourquoi une Association pour la restauration et la sauvegarde de la chapelle Notre-Dame de Lourdes a vu le jour au début de l’année 2025. Présidée par Marie-Ange Giaime, elle rassemble des habitants désireux de préserver ce patrimoine religieux auquel ils restent profondément attachés. L’objectif de cette initiative est ambitieux : empêcher la disparition définitive de la chapelle et réunir les conditions nécessaires à sa restauration. Pour y parvenir, les membres de l’association souhaitent sensibiliser les collectivités publiques, rechercher des partenaires institutionnels, faire appel aux mécènes et mobiliser tous ceux qui restent attachés à ce lieu emblématique de Digne-les-Bains.

La chapelle occupe en effet une place particulière dans le patrimoine local. Située sur le « circuit des trois chapelles », aux côtés des chapelles Saint-Vincent et de La Croix, elle constitue l’une des étapes de ce parcours qui rappelle l’histoire religieuse de la cité.

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Au-delà de sa valeur architecturale, elle demeure le témoignage d’une foi populaire qui a profondément marqué plusieurs générations de Provençaux. Cette mobilisation dépasse d’ailleurs le seul cas de Digne-les-Bains. Partout en France, des associations de fidèles et de bénévoles se constituent pour sauver des églises, des chapelles ou des calvaires menacés par le vieillissement, le manque de moyens ou l’abandon progressif de certains sites religieux. Face à des diocèses et des collectivités souvent confrontés à d’importantes contraintes financières, ces initiatives locales deviennent parfois le dernier rempart contre la disparition d’un patrimoine spirituel plusieurs fois centenaire.

La chapelle Notre-Dame de Lourdes porte également une forte dimension symbolique. Comme de nombreux sanctuaires édifiés après les apparitions de la Vierge à sainte Bernadette en 1858, elle témoigne de l’immense élan de dévotion mariale qui a marqué la France à la fin du XIXᵉ siècle. Restaurer un tel édifice ne consiste donc pas seulement à sauver des pierres ; c’est aussi préserver la mémoire de la foi de ceux qui l’ont construit, fréquenté et transmis. Le chantier qui attend les bénévoles s’annonce considérable et nécessitera du temps ainsi que d’importants financements. Mais leur détermination rappelle une vérité souvent vérifiée dans l’histoire de l’Église : lorsque des fidèles se rassemblent pour sauver un lieu consacré à Dieu, ils ne défendent pas seulement un patrimoine. Ils œuvrent aussi à transmettre aux générations futures une part vivante de l’héritage chrétien de la France.

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