Le 3 août, l’Église honore Sainte Salomé la Myrophore, épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur et Jean l’Évangéliste. Si son nom est parfois moins connu que celui de ses deux fils, les Évangiles lui réservent pourtant une place privilégiée parmi les femmes qui ont accompagné Jésus jusqu’au bout de sa Passion. Salomé est l’épouse de Zébédée, un pêcheur de Galilée, et la mère de Jacques et de Jean, deux des premiers disciples appelés par le Christ sur les rives du lac de Tibériade. Les deux frères laisseront immédiatement leurs filets pour suivre Jésus, devenant membres du cercle le plus proche des Douze, aux côtés de saint Pierre.
L’Évangile rapporte également que Salomé suivait elle-même le Seigneur et le servait avec d’autres femmes. Saint Marc précise qu’elles « le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée » (Mc 15, 41), témoignant ainsi d’une fidélité discrète mais constante. Son nom est aussi associé à un épisode célèbre. Dans l’Évangile selon saint Matthieu, c’est elle qui demande à Jésus que ses deux fils puissent siéger à sa droite et à sa gauche dans son Royaume (Mt 20, 20-23). Derrière cette requête, parfois jugée ambitieuse, se cache surtout la conviction profonde que Jésus est bien le Messie promis. Le Christ lui répond que la véritable grandeur passe non par les honneurs, mais par le service et le sacrifice.
Au moment où la plupart des disciples prennent la fuite, Salomé demeure présente au pied de la Croix. Les Évangiles la comptent parmi les saintes femmes qui assistent à la crucifixion avec la Vierge Marie et Marie Madeleine. Cette fidélité dans l’épreuve lui vaut d’être honorée parmi les grandes figures féminines des premiers temps de l’Église.Après la mise au tombeau de Jésus, Salomé fait également partie des Myrophores, ces femmes qui, à l’aube du premier jour de la semaine, apportent des aromates pour embaumer le corps du Seigneur. Elles découvrent alors le tombeau vide et reçoivent des anges l’annonce bouleversante de la Résurrection. Elles deviennent ainsi les premières témoins de la victoire du Christ sur la mort.
La tradition orientale lui accorde une place particulière et la vénère comme l’une des saintes Myrophores, modèles de courage, de fidélité et de persévérance.
La vie de Sainte Salomé rappelle que la sainteté ne se limite pas aux apôtres ou aux grands prédicateurs. Sans avoir prononcé de longs discours ni accompli d’œuvres spectaculaires, elle est demeurée fidèle au Christ dans les heures les plus sombres. Épouse, mère et disciple, elle a transmis la foi à ses enfants et a accompagné le Seigneur jusqu’à la Croix, avant d’être parmi les premières à recevoir la joie de la Résurrection.
Son exemple rappelle enfin que les plus grands témoins de l’Évangile sont souvent ceux qui servent humblement, dans la discrétion, mais avec une fidélité inébranlable.


