Alors que les opérations de recherche et de secours se poursuivent et que le bilan humain demeure encore provisoire, l’Église catholique reste pleinement mobilisée auprès des populations sinistrées, apportant à la fois une aide matérielle et un soutien spirituel. Dans un message diffusé au lendemain de la catastrophe, le père Ricardo Guillén Dávila, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Venezuela, a choisi les paroles du Psaume 34 pour exprimer l’espérance chrétienne au cœur de l’épreuve : « Le Seigneur est proche de ceux qui ont le cœur brisé et vient au secours de ceux dont l’esprit est abattu. » Une parole qui résonne avec une force particulière alors que des milliers de familles ont perdu un proche ou leur habitation.
Selon les chiffres publiés par l’UNICEF, près de 1,8 million de personnes ont désormais besoin d’une aide humanitaire, dont environ 680 000 enfants. La tragédie a également frappé la communauté ecclésiale. Plusieurs jeunes engagés dans les Œuvres pontificales missionnaires figurent parmi les victimes, notamment Alejandro Osorio, ainsi que Chantal Olivo, Nayra Camacho et Juan Mieles, tous investis dans des groupes missionnaires paroissiaux.
Le père Dávila a rendu un hommage particulièrement émouvant à ces jeunes catholiques, rappelant qu’ils avaient consacré leur vie à annoncer l’Évangile. Il a invité les prêtres et les responsables diocésains à célébrer des messes pour le repos de leur âme et a demandé à tous les fidèles d’entourer leurs familles de leur prière.
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Le dimanche 28 juin, les évêques du Venezuela ont appelé l’ensemble des diocèses, paroisses et communautés religieuses à vivre une Journée nationale de prière pour les victimes, les blessés et les habitants des régions les plus durement frappées, notamment Caracas, La Guaira, Puerto Cabello, Morón et Tucacas. Dans leur message, ils invitent les fidèles à placer leur confiance en Dieu afin que « la prière commune soit un baume qui apaise l’angoisse et ravive l’espérance ». Les prélats ont également exprimé leur profonde gratitude envers les Églises du continent, la communauté internationale ainsi qu’envers le pape Léon XIV pour leurs marques immédiates de solidarité. Ils ont salué le travail des équipes de secours, de la Protection civile, des personnels médicaux et des nombreux bénévoles mobilisés depuis les premières heures de la catastrophe.
Lors de l’Angélus du 28 juin, le Saint-Père avait lui aussi adressé un message en espagnol au peuple vénézuélien. Il a assuré de sa proximité spirituelle les familles endeuillées, les blessés et toutes les personnes éprouvées par le séisme, tout en remerciant ceux qui participent généreusement aux opérations de recherche et de secours. Sur le terrain, la solidarité s’organise concrètement. À Caracas, sous l’impulsion de l’archevêque Raúl Biord Castillo, les paroisses recueillent de l’eau potable, des denrées alimentaires non périssables, des matelas, des couvertures et des produits de première nécessité avant de les redistribuer dans les quartiers les plus touchés.
De nombreuses familles dont les maisons sont devenues inhabitables trouvent aujourd’hui refuge dans les salles paroissiales ou dans les églises restées suffisamment sûres pour accueillir des déplacés. Dans les paroisses les plus endommagées, les fidèles participent eux-mêmes au déblaiement des gravats afin d’évaluer les dégâts et de permettre une réouverture rapide des lieux de culte. Au milieu des ruines et de la souffrance, l’Église vénézuélienne continue ainsi d’incarner une présence fidèle auprès des plus éprouvés. Par la prière, l’entraide et une charité vécue au quotidien, elle rappelle que l’espérance chrétienne ne disparaît jamais, même lorsque tout semble s’effondrer.
( Source Agence Fides)


