La venue du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre prochain, s’annonce comme l’un des événements les plus marquants de l’Église de France de ces dernières années. D’autant que son prédécesseur, le pape François, n’avait jamais accepté de se rendre à Paris durant son pontificat, privilégiant d’autres étapes françaises comme Strasbourg, Marseille ou encore Ajaccio. Depuis plusieurs semaines, les préparatifs s’intensifient. À la Conférence des évêques de France, dans les diocèses de Paris, de Saint-Denis, de Metz et de Lourdes, les équipes sont mobilisées. Des centaines de bénévoles travaillent sans relâche aux côtés des organisateurs pour préparer ce rendez-vous historique. Questions de sécurité, accueil des pèlerins, cérémonies liturgiques, déplacements du Saint-Père : rien n’est laissé au hasard.
Officiellement, l’heure est à l’unité. Tous répètent que l’essentiel est de permettre aux fidèles de vivre une rencontre inoubliable avec le Successeur de Pierre. Pourtant, en coulisses, les conversations vont bon train.p La question qui revient le plus souvent est celle de la représentation aux côtés du pape. Qui prendra place dans la papamobile lors des principaux déplacements à Paris ? Qui accompagnera Léon XIV à Notre-Dame, dans les rues de la capitale ou encore au Stade de France ?
À première vue, le sujet peut sembler anecdotique. Il ne l’est pourtant pas. Les images feront le tour du monde et, dans l’Église, les symboles ont toujours une portée qui dépasse largement le simple protocole.
Le premier nom qui revient naturellement est celui de Monseigneur Laurent Ulrich. Archevêque de Paris, il accueillera le pape dans la cathédrale Notre-Dame et lors des principales étapes parisiennes. Mais un autre nom s’impose tout autant : celui du cardinal Jean-Marc Aveline. Président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Marseille est aujourd’hui la principale voix de l’épiscopat français et joue un rôle central dans la préparation de cette visite.
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Un troisième acteur pourrait également être concerné. Le grand rassemblement des jeunes se déroulera au Stade de France, sur le territoire du diocèse de Saint-Denis. Monseigneur Étienne Guillet, évêque de Saint-Denis, pourrait donc légitimement accueillir le Saint-Père et l’accompagner lors de cette étape particulièrement attendue. Les précédents montrent d’ailleurs que rien n’est automatique. Lors de la venue du pape François à Ajaccio, le dimanche 15 décembre 2024, c’est le cardinal François-Xavier Bustillo qui avait pris place aux côtés du Saint-Père dans la papamobile, offrant une image forte de cette visite historique.
Mais certains imaginent déjà un tout autre scénario. Et si Léon XIV décidait de bousculer les usages ?
Plusieurs observateurs évoquent l’hypothèse qu’aucun prélat ne prenne place à ses côtés. Le pape pourrait préférer mettre en avant une autre figure : un enfant, une victime d’abus sexuels, une personne en situation de handicap, un jeune engagé dans l’Église ou encore un bénévole. Un choix qui donnerait immédiatement une tout autre portée aux images de cette visite.Naturellement, aucune décision n’a encore été rendue publique. Ces arbitrages appartiennent au Saint-Siège et relèvent autant du protocole que du message que le pape souhaite adresser à l’Église de France.
Une chose est certaine : si tous les regards seront tournés vers Léon XIV, les images de la papamobile seront elles aussi scrutées avec attention. Car dans l’Église comme ailleurs, les symboles comptent. Et celui qui prendra place aux côtés du Successeur de Pierre ne sera certainement pas choisi au hasard.


