Depuis 2000 ans

[ Vidéo] Bilal Hassani comparé à Jésus Christ, un mélange des genres pour mieux attaquer la foi catholique

capture écran
capture écran
Une séquence qui dépasse la simple provocation et illustre un mélange des genres assumé où le blasphème est revendiqué

Il faut cesser de feindre la naïveté. Ce qui a été prononcé sur le plateau de Quotidien n’est ni un trait d’esprit mal calibré ni une improvisation maladroite. C’est une provocation consciente, dirigée contre le cœur de la foi chrétienne, et immédiatement enveloppée dans un discours destiné à en neutraliser toute critique.

Comparer Bilal Hassani à Jésus-Christ n’a rien d’anodin. Ce n’est pas de l’humour, c’est une profanation symbolique présentée comme une plaisanterie. Une manière de tester les limites en sachant parfaitement qu’elles seront ensuite redessinées au profit de celui qui les franchit. Car la véritable manœuvre commence après la provocation. L’indignation des fidèles est aussitôt disqualifiée. Elle n’est plus reconnue comme l’expression d’une foi blessée, mais requalifiée en posture idéologique et politique « non fréquentable » . Le catholique qui s’indigne est renvoyé à une étiquette commode, réputée disqualifiante, et présenté comme relevant d’un camp politique supposé. Ce procédé permet d’écarter la critique sans jamais répondre sur le fond.

Ce mélange des genres est pleinement assumé. Il permet de revendiquer le blasphème tout en le mettant à l’abri. Car si contester la dérision revient à être immédiatement catalogué, alors la contestation elle-même devient suspecte. On ne débat plus du respect dû au sacré. La question est déplacée vers l’identité supposée de celui qui proteste. Dans ce glissement, la foi est réduite à un positionnement politique, l’indignation à une stratégie, et le blasphème à un geste présenté comme culturel et donc intouchable. Il faut refuser cette confusion.

Lire aussi

La foi catholique ne se confond avec aucun camp politique . La réduire à une étiquette politique pour mieux en tourner les symboles en dérision relève d’une simplification abusive et d’une malhonnêteté manifeste.

Cette manière de faire installe en outre un déséquilibre évident. Certaines convictions et d’autres religions sont entourées de précautions et de respect , d’autres comme le catholicisme sont exposées sans retenue à la dérision publique, à l’outrance à volonté. Cette différence de traitement finit par s’imposer comme une norme implicite dans un certain milieu médiatique et politique. Ce qui se joue ici c’est une manière de traiter le catholicisme dans l’espace médiatique, comme une cible disponible dont les symboles peuvent être utilisés sans retenue et exposés à la moquerie, à condition de discréditer à l’avance ceux qui s’en offusquent. À force de mêler ainsi foi catholique et procès politique pour justifier l’irrespect, ce n’est pas seulement le sens du sacré qui s’efface, c’est la pensée unique qui s’arroge le droit de blasphémer en toute liberté.

Recevez chaque jour notre newsletter !

Lire aussi :