Une nouvelle agression survenue à Jérusalem suscite une profonde émotion, tant au sein de la communauté catholique que parmi les autorités françaises. Une religieuse française, engagée dans des travaux de recherche au sein de École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), a été victime d’une attaque à caractère raciste à proximité du Cénacle, lieu hautement symbolique de la tradition chrétienne. Selon plusieurs sources concordantes, dont le média Kul-Alarab, l’agression aurait été perpétrée par un homme âgé de 36 ans. Les circonstances précises restent en cours d’établissement, mais les premiers éléments évoquent une attaque ciblée, marquée par des propos ou motivations de nature raciste, ce qui renforce la gravité des faits.
La religieuse, dont l’identité n’a pas été rendue publique, aurait été blessée lors de l’incident. Sa situation est suivie avec attention, tant par les autorités locales que par la diplomatie de France, qui a réagi avec fermeté. Dans un communiqué, Paris a condamné sans ambiguïté cette agression, exprimant son soutien à la victime et appelant à ce que l’auteur des faits soit rapidement traduit en justice.
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Au sein de l’EBAF, institution fondée à la fin du XIXᵉ siècle et reconnue pour son rôle majeur dans la recherche biblique et archéologique, l’émotion est vive. Les membres de cette communauté, religieux et chercheurs, vivent et travaillent dans un esprit de dialogue et de service intellectuel, au cœur d’un environnement souvent marqué par des tensions.Cet acte de violence intervient dans un contexte où la question de la coexistence religieuse à Jérusalem demeure particulièrement sensible. Ville sainte pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, elle constitue un carrefour spirituel unique, mais aussi un lieu où les équilibres restent fragiles. Des responsables ecclésiaux ont appelé à la prière pour la religieuse agressée, tout en rappelant l’importance du respect des personnes consacrées et de la dignité humaine. Plusieurs observateurs soulignent également la nécessité de lutter contre toute forme de haine, qu’elle soit religieuse ou raciale, afin de préserver le caractère universel et pacifique de la Ville sainte.
Alors que l’enquête suit son cours, les attentes sont fortes quant à une réponse judiciaire claire. Au-delà de cet événement, c’est la question plus large de la protection des minorités et des acteurs religieux à Jérusalem qui se trouve à nouveau posée, invitant à une vigilance renouvelée et à un engagement concret en faveur de la paix.


