Le 27 juin prochain, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, Guillaume de Coincy recevra l’ordination sacerdotale. Une étape qui vient couronner sept années de formation au séminaire, mais surtout un long chemin intérieur marqué par les hésitations, les renoncements et, finalement, une immense joie. Rien ne semblait pourtant le destiner à cette vocation. Issu d’une famille chrétienne de six enfants, il poursuit des études de droit, réussit le concours du barreau et devient avocat d’affaires. Le métier lui plaît et lui permet de s’épanouir professionnellement. Pourtant, une question demeure au fond de son cœur.
🔴Ancien avocat d’affaires, il sera ordonné prêtre à Paris : "J’ai pleuré de joie lorsque j’ai dit oui au Seigneur"
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) June 13, 2026
➡️ Son témoignage bouleversant raconte la force d’un appel auquel il a longtemps tenté d’échapper
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« La vocation, je pense qu’elle était là depuis l’enfance », confie-t-il. Mais comme beaucoup de jeunes appelés, il repousse cette perspective. Lors des Journées mondiales de la jeunesse de Cologne, il adresse même au Seigneur une prière pleine de franchise : « Si tu veux que je devienne prêtre, dis-le-moi tout de suite, mais moi ça me casse les pieds. » La réponse semble alors ne jamais venir. Guillaume poursuit donc sa route. Il exerce le métier d’avocat, se fiance et s’apprête même à se marier. Pourtant, trois mois avant les noces, tout bascule : les fiançailles sont rompues et la question du sacerdoce ressurgit avec une force nouvelle. Quelques années plus tard, alors qu’il traverse des difficultés de santé et une période de remise en question, survient ce qu’il décrit comme l’événement fondateur de sa vie. Nous sommes le 17 octobre 2018.
« À un moment donné, j’ai entendu dans mon cœur : “Est-ce que tu acceptes de devenir prêtre ?” »
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Ce qu’il vit alors dépasse les mots. « C’était comme une vague d’amour », raconte-t-il. Et lorsque son cœur répond « oui », une joie immense l’envahit : « Au moment de ce “oui”, il y a eu comme une explosion de joie dans mon cœur. J’étais rempli de joie, inondé de joie, j’ai pleuré de joie. » Cette expérience spirituelle marque un tournant définitif. Lui qui reconnaît avoir longtemps tenté de fuir cet appel découvre soudain une paix profonde : « J’avais pas envie d’écouter cet appel, j’avais pas envie que ça m’arrive, j’avais envie d’être comme tout le monde », reconnaît-il avec simplicité.
Cette transformation intérieure est si visible que ses proches s’en étonnent. Certains lui demandent même s’il n’a pas rencontré une femme tant sa joie rayonne autour de lui. Pour Guillaume de Coincy, cette joie demeure aujourd’hui le signe le plus fort de l’authenticité de sa vocation. Elle l’a accompagné durant toutes ses années de séminaire et continue de l’habiter à l’approche de l’ordination. Pour sa première messe, il a choisi cette parole du psaume 42 : « Je parviendrai à l’autel de Dieu, au Dieu qui me fait danser de joie. » Une devise qui résume sans doute le mieux son parcours. Après avoir cherché sa voie dans les tribunaux du monde, c’est désormais à l’autel qu’il consacrera sa vie. Et lorsqu’il évoque ce moment qui approche, son émotion demeure intacte : « Je suis profondément heureux. Profondément heureux. »
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