Interviewés par l’émission EWTN News Nightly à l’occasion de l’arrivée du film Sacred Heart: His Reign Has No End dans les cinémas américains et de la consécration imminente des États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus, les deux cinéastes ont confié voir dans cette sortie américaine un signe particulier :« Nous croyons que c’est totalement providentiel. Nous n’avons pas planifié ce calendrier, mais Dieu l’a fait », affirme Steven Gunnell.
Sabrina Gunnell a rappelé que le projet revêt une dimension profondément personnelle. « La France est le pays du Sacré-Cœur. Jésus a choisi la France, Paray-le-Monial, pour transmettre son message à travers Sainte Marguerite-Marie. » Et ce message peut se résumer en une phrase qui traverse tout le film : « Le monde est en train de mourir parce qu’il ne sait pas qu’il est aimé. » Selon la réalisatrice, cette parole répond directement aux blessures contemporaines. « Ce message n’est pas seulement pour la France, il est pour le monde entier. C’est un océan de miséricorde, un océan d’amour. »
Afin d’illustrer cette actualité, le film présente plusieurs témoignages contemporains. Les réalisateurs ont rencontré des personnes dont la vie a été transformée par la dévotion au Sacré-Cœur, dans des contextes très différents, du Salvador aux quartiers difficiles de la banlieue parisienne. « Nous voulions montrer que partout où il y a de la misère, le Sacré-Cœur apporte l’espérance et la résurrection. Il change des vies aujourd’hui, en 2026 », souligne Sabrina Gunnell. Rappelons que le succès rencontré en Europe a surpris jusqu’aux observateurs les plus sceptiques. Près d’un million de spectateurs ont vu le film : « Les médias laïques étaient choqués. Ils ne comprenaient pas comment un film sur Jésus pouvait remplir les cinémas », raconte Steven Gunnell. Pour lui, cette réussite révèle une réalité : « Il existe en Europe une faim spirituelle profonde et cachée. Les gens sont fatigués de l’obscurité. Ils sont fatigués du vide. Ils veulent l’amour, le vrai amour. »
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La sortie américaine intervient à un moment particulièrement symbolique. Réunis à Orlando, les évêques de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis doivent procéder ce jeudi 11 juin à la consécration solennelle de la nation au Sacré-Cœur de Jésus, dans le cadre du 250e anniversaire de l’indépendance américaine.
Pour Steven Gunnell, cette démarche répond à un besoin profond. « Les États-Unis ont besoin de cette consécration parce que ce pays porte une immense responsabilité dans le monde. » Il voit dans le message du Sacré-Cœur « un message d’unité et de guérison » capable d’aider à surmonter les fractures qui traversent les sociétés occidentales. A l’occasion de cet événement historique pour l’Église américaine, l’arrivée de Sacred Heart: His Reign Has No End apparaît comme un rappel providentiel d’une vérité que les réalisateurs souhaitent remettre au centre : l’humanité est aimée d’un amour infini par le Cœur du Christ, et c’est dans cet amour que les personnes comme les nations peuvent retrouver l’espérance.


