Le Vatican continue de renforcer son patrimoine. Dans son rapport annuel publié le 31 juillet 2026, l’Administration du Patrimoine du Siège apostolique (APSA), l’organisme chargé de gérer les biens mobiliers et immobiliers du Saint-Siège, annonce que la valeur nette de ses actifs a atteint 2,686 milliards d’euros à la fin de l’exercice 2025, soit près de 3 milliards de dollars. Par rapport à l’année précédente, cette valeur progresse de 89 millions d’euros. Une évolution qui s’explique principalement par trois facteurs : la hausse du cours de l’or, la revalorisation du patrimoine immobilier et les performances positives des investissements financiers.
Les réserves d’or détenues par le Vatican ont ainsi gagné près de 41 millions d’euros en valeur, tandis que le patrimoine immobilier s’est apprécié de plus de 39 millions d’euros. Les placements financiers ont, quant à eux, généré plus de 16 millions d’euros de gains. L’immobilier demeure le pilier des revenus de l’APSA. Les loyers et la gestion du vaste patrimoine immobilier du Saint-Siège ont rapporté 44,5 millions d’euros en 2025, confirmant leur rôle essentiel dans le financement des activités de la Curie romaine et des missions du Vatican.
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Pour autant, ces chiffres ne signifient pas que le Saint-Siège dispose d’une trésorerie abondante. Les actifs recensés correspondent à un patrimoine constitué d’immeubles, de réserves d’or et de placements financiers, dont une grande partie est destinée à garantir le fonctionnement des institutions vaticanes et la mission universelle de l’Église.
Le rapport montre d’ailleurs que le résultat d’exploitation est en nette diminution. Après un excédent exceptionnel de 62,2 millions d’euros en 2024, celui-ci s’établit à 22,8 millions d’euros en 2025. Cette baisse reflète le caractère moins exceptionnel des revenus financiers enregistrés cette année, sans remettre en cause la solidité générale du patrimoine administré par l’APSA.Depuis plusieurs années, le Vatican poursuit une politique de gestion plus rigoureuse de ses biens. Dans le cadre de son plan stratégique 2025-2027, l’APSA prévoit notamment de céder certains immeubles jugés non essentiels afin de concentrer ses ressources sur les actifs les plus rentables et les plus utiles à la mission du Saint-Siège.
Ces résultats s’inscrivent dans le vaste chantier de réforme financière engagé depuis plusieurs pontificats. Après les nombreux scandales ayant entaché la gestion de certains investissements dans les années 2010, le Vatican cherche désormais à conjuguer transparence, prudence et efficacité économique. Si le patrimoine du Saint-Siège atteint aujourd’hui un niveau record proche de 3 milliards de dollars, le défi demeure le même : faire fructifier ces biens non pour eux-mêmes, mais afin de garantir, sur le long terme, les moyens matériels nécessaires à la mission spirituelle, diplomatique et caritative de l’Église catholique.


