L’incendie qui s’est déclaré mercredi 20 mai à l’église Saint-Étienne de Cernay, dans le Haut-Rhin, a provoqué d’importants dégâts à l’intérieur de l’édifice. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, le feu a causé la destruction d’une partie significative de l’édifice. Dans un communiqué, la Ville de Cernay indique que l’incendie a provoqué « d’importants dégâts au sein du chœur de l’église », précisant que celui-ci a été « entièrement détruit », tout comme l’autel, plusieurs fauteuils et au moins une œuvre d’art.
Selon les premières constatations relayées par la municipalité, le feu se serait déclaré « au niveau de l’autel en bois ». D’autres informations publiées dans la presse régionale évoquent cependant un départ de feu dans le secteur de la sacristie. Une différence qui montre que les enquêteurs doivent encore déterminer avec précision le point d’origine du sinistre.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes s’interrogent déjà sur la possibilité d’un incendie volontaire et certains internautes ironisent déjà sur l’hypothèse d’un « simple accident »: « Sûrement encore des broussailles qui ont pris feu, et avec le vent, allez savoir… », écrit ainsi un internaute sur Facebook, en référence aux explications parfois avancées après d’autres incendies touchant des édifices religieux.
D’autres commentaires se montrent tout aussi dubitatifs : « Un incendie involontaire, tiens donc… », ou encore « Attendons l’enquête, mais on connaît déjà la conclusion ». Des réactions qui témoignent avant tout de la méfiance d’une partie de l’opinion publique, nourrie par la multiplication ces dernières années des dégradations, vols et incendies visant des lieux de culte chrétiens.
D’autres appellent à attendre les conclusions de l’enquête, rappelant qu’aucune autorité n’a pour l’instant évoqué publiquement une piste particulière. La mairie a confirmé qu’« une enquête est en cours afin de déterminer l’origine exacte du sinistre ». Les investigations devront permettre de savoir si l’incendie résulte d’un accident, d’une défaillance technique ou d’un acte intentionnel.
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Au-delà des interrogations sur les causes du feu, l’émotion est forte parmi les habitants de Cernay. Le chœur, centre liturgique de l’église, a été dévasté et plusieurs éléments du mobilier religieux ainsi qu’au moins une œuvre d’art ont disparu dans les flammes.
Ce sinistre intervient dans un contexte toujours plus préoccupant pour le patrimoine religieux en France. Ces dernières années, de nombreuses églises ont été victimes d’incendies, de dégradations, de vols ou de profanations. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, plusieurs centaines d’atteintes aux lieux de culte chrétiens sont recensées chaque année. Si rien ne permet aujourd’hui de relier l’incendie de Cernay à cette réalité, ce nouveau drame rappelle néanmoins la fragilité d’un patrimoine religieux qui constitue une part essentielle de l’histoire et de l’identité des territoires français.Les fidèles et les habitants attendent désormais les résultats de l’enquête afin de comprendre ce qui s’est réellement passé dans l’église Saint-Étienne et quelles mesures pourront être prises pour permettre sa restauration.


