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Monseigneur Gänswein : « Léon XIV voit les problèmes de l’Église et les affronte »

Monseigneur Gänswein - Léon XIV - Depositphotos
Monseigneur Gänswein - Léon XIV - Depositphotos
À propos du « Chemin synodal », il affirme que ses préoccupations se résument « à ce mot monstrueux qu’est le Chemin synodal »

À l’occasion de son 70ᵉ anniversaire, Monseigneur Georg Gänswein a accordé un long entretien au portail catholique allemand Katholisch.de, publié le 27 juillet. L’ancien secrétaire particulier de Benoît XVI, aujourd’hui nonce apostolique dans les pays baltes, y dresse un premier bilan du pontificat de Léon XIV et revient sur plusieurs dossiers qui, selon lui, continuent de marquer la vie de l’Église. Interrogé sur les premiers mois du nouveau pontificat, Mgr Gänswein décrit Léon XIV comme « un homme prudent et intelligent » qui a donné « dès le début de son ministère une direction claire » à l’Église. Selon lui, « avec le choix de son nom, il a déjà donné un premier signal ». Il estime également que le pape « fait davantage confiance à la collaboration directe de la Curie romaine » et qu’il est conscient des tensions qui traversent aujourd’hui l’Église.

« Il perçoit cette réalité et cherche à guérir les blessures existantes avec prudence. On apprécie une ligne claire. Cela se manifeste aussi bien dans ses nominations que dans ses écrits magistériels et dans ses interventions publiques », déclare-t-il. Invité à comparer le pontificat de Léon XIV à celui de son prédécesseur, Mgr Gänswein précise qu’il ne souhaite pas opposer les deux papes : « Je ne porte pas de jugement sur les deux papes. » Il ajoute toutefois : « Il est indéniable que durant le pontificat précédent sont apparues certaines difficultés et certains problèmes. Le pape Léon voit ces problèmes et les affronte. Cela montre qu’il connaît la réalité, qu’il la prend au sérieux et qu’il agit. »

L’archevêque souligne également ce qu’il considère comme la mission essentielle du successeur de saint Pierre :

« La tâche la plus importante d’un pape est d’être le premier témoin de Jésus-Christ. Il doit offrir, à partir de la foi, des réponses convaincantes aux questions du monde d’aujourd’hui. Je lui souhaite de rester ferme lorsque le vent tournera et que viendront les critiques. »

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Au cours de cet entretien, Mgr Gänswein évoque aussi la situation de l’Église en Allemagne. À propos du « Chemin synodal », il affirme que ses préoccupations se résument « à ce mot monstrueux qu’est le Chemin synodal ».

Selon lui, « les débats stériles sur les structures et sur des questions similaires consument des énergies importantes au mauvais endroit ». Il estime que « les tensions liées au Chemin synodal et à divers projets qui s’éloignent de la foi catholique continuent d’exister et attendent une clarification définitive ». Pour de nombreux catholiques allemands « qui veulent simplement vivre leur foi », cela constitue, dit-il, « un fardeau ». Enfin, l’ancien collaborateur de Benoît XVI réaffirme son attachement à la mémoire du pape émérite. « Je me sens obligé de le faire, non parce que d’autres l’attendent de moi, mais parce que je le souhaite moi-même. Je suis témoin de l’importance que cette personnalité a eue pour l’Église et aussi pour le monde », confie-t-il. Son souhait est de « contribuer à préserver et à faire redécouvrir le riche héritage de son pontificat et de son œuvre théologique ».

Depuis deux ans, Mgr Gänswein exerce son ministère de nonce apostolique en Lituanie, en Lettonie et en Estonie, où il est également confronté aux préoccupations liées à la sécurité régionale. Il rappelle que « le danger est réel » face à la menace russe, tout en soulignant que la mission de l’Église demeure d’apporter l’espérance : « La menace n’a pas le dernier mot ; le dernier mot appartient à l’espérance. »

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