Depuis 2000 ans

Une croix sciée à la meuleuse au sommet des Pyrénées : profanation au pic d’Aneto

Croix du pic d'Aneto - capture écran
Croix du pic d'Aneto - capture écran
Elle avait été installée en 1951 par le Club Alpin Catalan avec l’aide d’alpinistes venus de toute l’Espagne

Un symbole chrétien arraché, une présence effacée, un silence inquiétant au sommet du « toit des Pyrénées ». La disparition de la croix du pic d’Aneto ne relève pas d’un simple fait divers. Elle porte les marques d’un acte délibéré, méthodique, presque rituel dans sa violence. Le 17 avril dernier plusieurs guides de montagne et alpinistes ont donné l’alerte : la croix culminant à plus de 3 400 mètres d’altitude, entre Bagnères-de-Luchon et Benasque, a tout simplement disparu.

Rapidement, la mairie de Benasque a saisi les autorités et déposé plainte auprès du Groupe de secours et d’intervention en montagne de la Garde civile espagnole. Les premières constatations confirment ce que beaucoup redoutaient : la croix a été sectionnée à sa base à l’aide d’une meuleuse d’angle. Un tel acte, à cette altitude, ne peut être improvisé. Il suppose un équipement spécifique, une préparation et une volonté déterminée. Tout indique une action intentionnelle.

La croix du sommet de l’Aneto ne date pas d’hier. Elle avait été installée en 1951 par le Club Alpin Catalan avec l’aide d’alpinistes venus de toute l’Espagne. Depuis plus de soixante-dix ans, elle veillait sur les cimes, devenant un repère pour les montagnards et un symbole fort de la foi chrétienne enracinée dans ces terres. Haute de plus de trois mètres et pesant environ 100 kilos, elle avait traversé les décennies, malgré les tempêtes, la neige et l’érosion du temps. Peu à peu fragilisée, parfois dégradée, elle avait dû être démontée en septembre 2023 pour être restaurée.

Lire aussi

Cette restauration, confiée à un artisan forgeron de la vallée, avait duré près de deux ans. La croix avait été réparée, consolidée, rendue à sa dignité. Le 6 août 2025, elle retrouvait enfin sa place au sommet du pic d’Aneto. Il avait fallu pour cela une opération impressionnante : un hélicoptère avait été mobilisé pour hisser cette structure de plus de 100 kilos jusqu’à 3 400 mètres d’altitude. Cette réinstallation avait marqué les esprits. Elle témoignait d’un attachement profond à ce symbole, d’un respect pour ce qu’il représente dans l’histoire des Pyrénées.

Moins d’un an plus tard, cette même croix a été détruite. Il faut appeler les choses par leur nom : ce geste s’apparente à une profanation. Couper une croix à la meuleuse, au sommet d’une montagne, ne relève ni du hasard ni d’un simple vandalisme opportuniste. Cela suppose une intention claire, presque revendicative dans sa brutalité. Ce qui est visé ici dépasse l’objet matériel. C’est la croix en tant que symbole qui est attaquée, la mémoire chrétienne qu’elle incarne, la présence qu’elle signifie dans un monde où ces signes deviennent de plus en plus contestés.

Aujourd’hui, au sommet du pic d’Aneto, il ne reste qu’un vide. Une enquête est en cours pour identifier les responsables. Mais au-delà des coupables, une question demeure : comment en est-on arrivé à tolérer que de tels actes soient commis jusque dans les lieux les plus reculés et les plus symboliques ? Dans ces hauteurs où l’homme se rapproche du ciel, certains ont choisi d’effacer la croix. Reste à savoir si elle sera relevée.

Une croix sciée à la meuleuse au sommet des Pyrénées : profanation au pic d’Aneto

https://images.openai.com/static-rsc-4/554qR-ch6AWte0QQvbA-zL-R8OACIO2axx9CS0XC_ScAkxBDcmFiObnalFkIcRhR-zY3HfXVDporCzCgFRJnH9eCI37-l6k6Cq-UCTRiU5FTBHgK1LxT3TKNPWVFxkPClpb9k59jxfJCSuRvKuB5wfXypq3QeiypypjH-zcD1mBdaPPtCDz2dSCMH7-Jg27A?purpose=fullsize
https://images.openai.com/static-rsc-4/bIOZ9MTQ6b6FV4rV6_5sZr4qYHU01lPmy3MMlDj--rv4hNOQeeATiECgUDXlNs76kW7Jn13lOJ1fFUjr1UuO-z5StyldB_eZAOOh7-s28PlqtQKT8mM72aNaAVEwxF2YD1b3s1uRWl4ZqT86ZDwo3L0xtzKFNOYSGQ_MnBEcChzJ65slKnQWyz7NHS9mlvWc?purpose=fullsize
https://images.openai.com/static-rsc-4/Xl4Oj6SSJpt8rI2XORR7pCWAFqeZSlcLMLyK3BK-iGnTp_mr_TEePaOHePbPFYq1WRAxPwY8LMBQWUl0RgY26WjnVOQjwmB3onyYfjQKGgG2CIoXj2irk3dOFbGdiuWiikAqwKlhFzhtn2OiOOjcPEB8a_S0eOPOA2AIb9pMapSFFIbDCV9orWJLAIcV88x2?purpose=fullsize

4

Publié le 19 avril 2026

Chapeau — Disparue mi-avril 2026, la croix du sommet du pic d’Aneto, récemment restaurée et réinstallée en août 2025, aurait été découpée à l’aide d’un outil électrique. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cet acte.


La croix installée au sommet du pic d’Aneto, point culminant de la chaîne pyrénéenne à plus de 3 400 mètres d’altitude, a disparu dans des circonstances qui suscitent de nombreuses interrogations.

Une disparition signalée mi-avril 2026

Plusieurs guides de montagne et alpinistes ont constaté, dans les jours précédant le 17 avril 2026, l’absence de la croix située entre Bagnères-de-Luchon et Benasque. L’information a été transmise à la mairie de Benasque, qui a déposé plainte auprès du Groupe de secours et d’intervention en montagne de la Garde civile espagnole.

Le 17 avril 2026, les autorités confirment officiellement la disparition de l’ouvrage. Selon les premiers éléments de l’enquête, la structure aurait été sectionnée à sa base à l’aide d’une meuleuse d’angle, un outil permettant la découpe du métal.

La date exacte des faits n’est pas encore établie, mais ils seraient récents.

Un symbole installé depuis 1951

La croix du sommet de l’Aneto avait été mise en place en 1951 par le Club Alpin Catalan, avec la participation d’alpinistes venus de différentes régions. Haute de plus de trois mètres et pesant environ 100 kilos, elle constituait un repère bien connu des montagnards.

Au fil des décennies, l’ouvrage avait été fragilisé par les conditions climatiques et par une fréquentation importante du site.

Une restauration récente

Face à son état de dégradation, la croix avait été démontée en septembre 2023 afin d’être restaurée. Les travaux, réalisés sur une période de deux ans par un artisan de la vallée, ont permis de consolider la structure.

Elle avait ensuite été réinstallée le 6 août 2025, lors d’une opération nécessitant l’intervention d’un hélicoptère pour acheminer les différentes parties jusqu’au sommet du pic d’Aneto.

Une enquête en cours

Moins d’un an après cette réinstallation, la disparition de la croix oriente les investigations vers un acte volontaire. L’utilisation supposée d’un outil électrique renforce cette hypothèse.

Une enquête est actuellement menée par les autorités espagnoles afin d’identifier les circonstances précises de cet événement et, le cas échéant, les personnes impliquées.

Un symbole absent

Aujourd’hui, le sommet du pic d’Aneto est privé de cet élément emblématique. Sa disparition suscite des réactions parmi les habitants de la région et les passionnés de montagne, attachés à ce repère historique.

Les conclusions de l’enquête détermineront les suites qui pourront être données à cet événement.

Recevez chaque jour notre newsletter !