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[Vidéo] « C’est du marketing pour la ville » : Monseigneur Mazuelos justifie une manifestation LGBT devant la cathédrale de Las Palmas

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Le choix de la date n'avait rien d'anodin. L'événement s'est déroulé le jour même de la fête de sainte Anne, patronne de la ville, alors que la cathédrale célébrait les offices liturgiques

Une cathédrale peut-elle devenir le décor d’une manifestation militante sans que son évêque n’y voie matière à s’en émouvoir ? C’est la question que soulèvent les déclarations de Mgr José Mazuelos, après la spectaculaire performance organisée dimanche 26 juillet sur la place Sainte-Anne, devant la cathédrale de Las Palmas de Gran Canaria. Mgr José Mazuelos Pérez n’est pas un évêque quelconque. Ancien médecin devenu prêtre, il est évêque du diocèse de Canarias depuis 2020, dont le siège est précisément la cathédrale Sainte-Anne. Il préside également la Sous-commission pour la Famille et la Défense de la Vie de la Conférence épiscopale espagnole, une responsabilité qui le conduit à porter la voix de l’Église sur les questions liées à la famille, à la dignité de la personne humaine et à la défense de la vie.

À l’initiative du photographe américain Spencer Tunick, près de 500 volontaires entièrement nus, le corps peint aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, ont pris part à une installation baptisée Gran Spectrum, organisée dans le cadre du festival « Culture & Business Pride ». Les organisateurs revendiquaient explicitement une œuvre destinée à promouvoir la visibilité et les revendications de la communauté LGBTQIA+, en utilisant la place de la cathédrale comme arrière-plan d’une image appelée à faire le tour du monde.

Le choix de la date n’avait rien d’anodin. L’événement s’est déroulé le jour même de la fête de sainte Anne, patronne de la ville, alors que la cathédrale célébrait les offices liturgiques.

Les dispositifs de sécurité ont même, dans un premier temps, compliqué l’accès des fidèles à la messe, avant qu’un passage ne soit ouvert à la demande du diocèse. Selon plusieurs médias espagnols, certains participants auraient ensuite pénétré dans la cathédrale encore couverts de peinture.

Beaucoup de fidèles attendaient une réaction ferme de leur évêque. Elle est venue, mais dans un sens inattendu.Interrogé par les médias espagnols, Mgr José Mazuelos a déclaré qu’il n’était « pas contre cette intervention artistique », estimant que « tout ce qui est du marketing pour la ville est bon ». Plus surprenant encore, il a affirmé ne voir « aucun problème » dans la présence de centaines de personnes nues devant la cathédrale, ajoutant : « Quand nous allons à la plage, nous voyons bien des corps nus, n’est-ce pas ? » Une telle justification laisse pourtant perplexe. Une telle justification laisse pourtant perplexe.

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Comparer une plage à une manifestation militante organisée devant le siège d’un diocèse revient à occulter l’essentiel. Personne ne conteste que le corps humain, créé à l’image de Dieu, possède une dignité propre. L’Église a toujours reconnu la noblesse de l’art lorsqu’il exprime la vérité de la création. Mais ici, il ne s’agissait ni d’une scène ordinaire de la vie quotidienne, ni d’une simple démarche artistique dénuée d’intention. La nudité était mise au service d’un message idéologique clairement revendiqué, dans un lieu choisi précisément pour sa portée symbolique.

La question n’est donc pas celle de la liberté de création. Elle est celle du respect dû aux lieux consacrés. Une cathédrale n’est pas un simple monument historique destiné à servir de décor à toutes les opérations médiatiques. Elle est la maison de Dieu, le siège de l’évêque et le cœur spirituel d’un diocèse. Son parvis participe de cette identité et mérite lui aussi d’être considéré avec le respect qui s’attache à un lieu sacré.En présentant cette opération comme un simple « marketing pour la ville », Mgr Mazuelos semble réduire la vocation d’une cathédrale à celle d’un élément du patrimoine touristique. Une telle vision ne peut qu’interroger. La mission première d’un évêque n’est-elle pas de rappeler le caractère sacré des lieux qui lui sont confiés, surtout lorsqu’ils deviennent le théâtre d’une mise en scène porteuse d’un message étranger à la foi de l’Église ?

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