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Nuit Blanche 2026 : « Ce confrère, curé de Saint-Laurent, est une honte ! » : Le Père Christophe Buirette s’indigne publiquement

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Après notre article sur la Nuit Blanche organisée à l'église Saint-Laurent de Paris et les explications fournies par l'abbé Paul Dollié, de nombreux prêtres, laïcs engagés et même un évêque ont contacté Tribune Chrétienne pour exprimer leur indignation. Tous ont souhaité conserver l'anonymat, sauf un

La publication du communiqué de l’abbé Paul Dollié destiné à justifier l’accueil de l’installation sonore « Sous la peau du ciel » dans l’église Saint-Laurent de Paris continue de provoquer de nombreuses réactions. Tribune Chrétienne reçoit des messages de prêtres, de religieux, de fidèles engagés et même d’un évêque. Tous expriment leur incompréhension devant les arguments avancés pour défendre cet événement organisé dans une église consacrée. Tous ou presque ont toutefois demandé à conserver l’anonymat. Un seul a accepté que ses propos soient publiés : le père Christophe Buirette. Incardiné dans le diocèse de Blois, longtemps missionnaire Fidei Donum au Sénégal et ancien curé de la paroisse Saint-Pierre-du-Port à Dakar, il a consacré une grande partie de son ministère à l’évangélisation et à l’accompagnement pastoral. Son jugement sur l’affaire de Saint-Laurent est particulièrement sévère.

« Ce confrère, curé de Saint-Laurent, est une honte !! » Mais l’abbé Christophe ne limite pas sa critique à cette seule formule. Le père évoque notamment l’hypothèse d’un éventuel « chantage aux travaux par la mairie ». Puis vient une série d’interrogations qui témoignent de son incompréhension : « Mais pourquoi donc l’a-t-il donné ( son accord) ?! Des pressions à la lumière du quartier très LGBT/woke ?… Du chantage aux travaux par la mairie ?… Quelle liberté ?!… » Le prêtre conclut son commentaire par une remarque qui s’appuie sur sa longue expérience africaine : « Le clergé africain, et l’Église, sauraient, eux, se faire autrement respecter… !! »

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Plusieurs prêtres nous ont également confié leur indignation devant l’absence de réaction officielle du diocèse de Paris. L’un d’eux résume ainsi son malaise : « Comme pour les abus, on a parfois le sentiment que prévaut la loi du silence. On laisse passer, on étouffe, on espère que la polémique finira par s’éteindre d’elle-même. Mais un jour, cela ne sera plus possible. Il faut savoir entendre l’indignation des fidèles et y répondre. » »

Pour eux, la question dépasse largement la seule Nuit Blanche. Elle touche à la compréhension même du caractère sacré d’une église et à la mission première des lieux consacrés. Le commentaire du père Christophe Buirette est aujourd’hui le seul témoignage public émanant d’un prêtre ayant accepté de signer ses propos. Mais au regard des nombreux messages reçus par notre rédaction, il est loin d’être isolé dans son analyse. Pour beaucoup de catholiques, l’affaire de Saint-Laurent ne relève pas d’une simple controverse culturelle. Elle pose la question fondamentale de ce qui peut, ou non, trouver sa place dans une maison de Dieu.

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