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Pro-avortement et promotrice de l’idéologie du genre, Michelle Bachelet bientôt à la tête de l’ONU ?

Michelle Bachelet - Depositphotos
Michelle Bachelet - Depositphotos
Au moment où l’Organisation des Nations unies affronte une crise financière sans précédent, la candidature de Michelle Bachelet soulève une autre question : l’ONU paie-t-elle aussi le prix d’une crise morale liée aux orientations idéologiques qu’elle promeut depuis plusieurs années ?

L’élection du prochain secrétaire général de l’ONU, qui prendra ses fonctions en janvier 2027, pourrait marquer un tournant majeur pour l’organisation internationale. Parmi les cinq candidats en lice figure Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Soutenue notamment par le Brésil, le Mexique et plusieurs gouvernements progressistes, elle apparaît aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus en vue de cette course diplomatique. Mais sa candidature suscite également une forte opposition.

Michelle Bachelet s’est en effet illustrée depuis de nombreuses années par son engagement en faveur de l’avortement et des revendications LGBT. Lors d’un récent débat organisé à Genève dans le cadre de la campagne pour le secrétariat général, elle a réaffirmé que les « droits sexuels et reproductifs » devaient demeurer au cœur de l’action des Nations unies. Elle a également assuré vouloir poursuivre la mise en œuvre des orientations défendues par les instances onusiennes dans ces domaines. Ces déclarations interviennent alors que l’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. L’organisation fait face à une grave crise budgétaire. Plusieurs États membres accusent des retards de paiement importants tandis que certains grands contributeurs ont réduit leur participation financière. Des programmes sont ralentis, des recrutements suspendus et plusieurs agences fonctionnent sous forte contrainte budgétaire.

Cette situation amène certains observateurs à établir un parallèle entre la fragilité financière actuelle et ce qu’ils considèrent comme une crise plus profonde encore : une perte de crédibilité morale.

Créée après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale pour favoriser la paix entre les nations, défendre la dignité humaine et promouvoir la coopération internationale, l’ONU est aujourd’hui accusée de consacrer une part croissante de son énergie à des combats idéologiques qui ne font pas consensus dans une large partie du monde. L’avortement, les politiques de genre ou encore certaines revendications liées à la sexualité sont régulièrement présentés par les agences onusiennes comme des droits fondamentaux. Pourtant, de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique latine, du Moyen-Orient ou d’Europe de l’Est contestent cette vision et dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une tentative d’imposer une conception occidentale et progressiste de l’homme et de la société.

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Dans ce contexte, la candidature de Michelle Bachelet revêt une portée symbolique. Pour ses soutiens, elle représente la continuité de la défense des droits humains. Pour ses opposants, elle incarne au contraire l’approfondissement d’une orientation idéologique qui a progressivement éloigné l’ONU de sa vocation initiale. La bataille diplomatique est désormais ouverte. Plusieurs parlementaires américains ont déjà demandé à Washington d’utiliser son droit de veto pour empêcher son élection. Une pétition internationale a également recueilli près de 190 000 signatures en quelques semaines. Le scrutin, qui se jouera d’abord au Conseil de sécurité avant une ratification par l’Assemblée générale, dira si les Nations unies choisissent de poursuivre la même trajectoire ou si elles cherchent à renouer avec une vision plus consensuelle de leur mission.

Une chose est certaine : au-delà du nom du futur secrétaire général, c’est la question de l’identité même de l’ONU qui se trouve aujourd’hui posée. Pour nombre de ses critiques, la reconstruction financière de l’institution ne suffira pas si elle ne s’accompagne pas d’une réflexion sur les orientations morales et culturelles qu’elle entend promouvoir au nom de la communauté internationale.

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