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Accusations de violences sexuelles : le cardinal Cristóbal López Romero, archevêque de Rabat, se met en retrait

Cardinal Romero - DR
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Le prélat espagnol dément les faits les plus graves et affirme coopérer avec l'enquête évoquée par le Saint-Siège

Selon une enquête exclusive de l’Agence France-Presse (AFP), relayée mardi par le média Ici Beyrouth, plusieurs femmes l’accusent de violences sexuelles. Quelques minutes plus tard, un second fil de l’AFP indiquait que le prélat annonçait se mettre en retrait de son diocèse et affirmait faire l’objet d’une enquête menée par les autorités compétentes du Vatican.

D’après l’enquête de l’AFP, au moins cinq femmes adultes mettent en cause le cardinal espagnol. L’une d’elles décrit notamment des gestes physiques qu’elle a jugés inappropriés, évoquant des accolades insistantes ainsi qu’une tentative de rapprochement. D’autres témoignages similaires auraient également été recueillis par l’agence de presse. Dans une déclaration transmise à l’AFP, le cardinal Cristóbal López Romero rejette toutefois catégoriquement les accusations les plus graves. « J’ai déjà répondu à mes supérieurs ecclésiastiques et je continuerai à coopérer pleinement avec eux dans l’enquête », affirme-t-il, avant d’ajouter n’avoir « commis ni agression, ni violence ni harcèlement sexuel ».

Selon le second fil diffusé par l’AFP et repris par Ici Beyrouth, le cardinal annonce également qu’il se retire temporairement de toute activité pastorale publique afin de ne pas interférer avec la procédure qu’il indique être en cours.

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Né en 1952 à Vélez-Rubio, en Andalousie, Cristóbal López Romero appartient à la congrégation salésienne de Don Bosco. Missionnaire pendant de nombreuses années au Paraguay, il est nommé archevêque de Rabat par le pape François en décembre 2017. Deux ans plus tard, en octobre 2019, il est créé cardinal. À la tête de l’unique archidiocèse du Maroc, il dirige une communauté catholique numériquement modeste, composée principalement d’expatriés, de religieux, d’étudiants et de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Son épiscopat s’est notamment distingué par un engagement en faveur du dialogue islamo-chrétien, de l’accueil des migrants et de la coexistence religieuse. Son nom avait même circulé parmi les cardinaux susceptibles de jouer un rôle important lors du dernier conclave.

L’affaire revêt une importance particulière en raison de la personnalité du cardinal et de la place qu’il occupe dans l’Église universelle. À ce stade, les accusations révélées par l’AFP n’ont donné lieu à aucune conclusion publique. Le cardinal bénéficie de la présomption d’innocence et affirme coopérer pleinement avec les autorités ecclésiastiques dans le cadre de la procédure qu’il évoque.

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