Dans un témoignage publié hier par Tribune Chrétienne, Jean-Baptiste Gélébart, ancien religieux des Carmes Déchaux de la Province de Paris, expliquait avoir quitté la communauté en 2024 après une période de grande souffrance personnelle. Il affirmait notamment ne pas avoir bénéficié de l’aide matérielle et financière qu’il estimait légitimement pouvoir recevoir au moment de son retour à la vie civile.
L’ancien religieux indiquait également avoir engagé plusieurs démarches de conciliation avant de saisir la justice afin d’obtenir la restitution de son épargne, le versement d’une aide à la réinsertion ainsi que la réparation de préjudices qu’il estime avoir subis. Selon son témoignage, les différentes tentatives amiables n’auraient pas permis d’aboutir à un accord avec son ancienne communauté.
À la suite de cette mise en cause publique, le père Antoine-Marie Leduc, Supérieur Provincial des Carmes Déchaux de Paris, a adressé à Tribune Chrétienne une réponse afin de présenter la position officielle de la Province.
Le supérieur affirme que Jean-Baptiste Gélébart a librement prononcé ses vœux religieux, notamment le vœu de pauvreté, et qu’il a également librement choisi de quitter la vie religieuse au début de l’année 2024. Il soutient par ailleurs que la Province l’a accompagné durant de nombreuses années et a engagé des dépenses importantes pour lui venir en aide. Selon le père Antoine-Marie Leduc, le Conseil Provincial avait proposé à l’ancien religieux d’exposer ses besoins en vue de sa réinsertion dans la vie civile, proposition qui aurait été refusée. Il affirme également que plusieurs possibilités de médiation ont été offertes mais n’ont pas été acceptées. Le Supérieur Provincial rappelle également que le juge des référés a rejeté les demandes formulées par l’ancien religieux et que le litige demeure aujourd’hui pendant devant les juridictions civiles.
Estimant que certaines affirmations portées contre la Province sont inexactes, le père Antoine-Marie Leduc a souhaité rendre publique la déclaration suivante, que nous reproduisons intégralement :
« Face aux déclarations erronées et calomnieuses de M. Gélébart, nous souhaitons rétablir la réalité des faits.
Comme tout frère de notre Ordre des Carmes Déchaux, M. Jean-Baptiste Gélébart a librement fait profession solennelle du vœu de pauvreté et a donc donné ses biens à qui il voulait. Il a également librement décidé de quitter la vie religieuse au début de l’année 2024, après des années où notre Province l’a considérablement aidé et accompagné, sans lésiner sur les dépenses consécutives.
A la suite de sa demande d’indult de sortie, Jean-Baptiste Gelebart a été invité par notre Conseil Provincial à exprimer ses besoins pour sa réinsertion dans la vie civile, comme nous avons l’habitude de le faire dans une telle situation. Il a pourtant refusé cette rencontre et n’a pas voulu de dialogue avec nous. Par la suite, il a saisi la commission de conciliation de la Conférence des évêques de France. Sans attendre la réponse de cette commission, il s’est adressé au juge des référés avec des demandes exorbitantes.
Le tribunal des référés a demandé la mise en place d’une médiation avec notre Province mais M. Gélébart a de nouveau refusé celle-ci. Le tribunal a rejeté toutes les demandes de l’ancien religieux et l’a condamné à payer les dépenses de justice. Face à ce rejet, M. Gélébart a saisi les tribunaux civils en réitérant ses demandes exorbitantes. La cause est actuellement pendante devant les tribunaux, ce qui empêche de mettre en place une médiation à laquelle nous sommes toujours ouverts.
Nous n’avons pas pour habitude de manquer à la juste aide en faveur d’un frère quittant notre Ordre. Malheureusement, dans ce cas, Mr. Gelebart n’a jamais accepté la voie de la médiation, ce qui le prive de fait d’une aide de notre part. Nous en sommes désolés.
P. Antoine-Marie Leduc, Supérieur Provincial »


