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OM, Notre-Dame de la Garde et la croix supprimée : l’effacement assumé des racines chrétiennes

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Après la croix des Invalides supprimée sur un visuel officiel des Jeux olympiques de Paris 2024, c’est désormais celle de Notre-Dame de la Garde qui disparait d'un visuel imprimé par l’Olympique de Marseille

C’st une nouvelle polémique qui relance la question de l’effacement progressif des symboles chrétiens en France. À Marseille, la « Bonne Mère » n’est pas un simple décor de carte postale. Elle domine la ville, veille sur le port, accompagne les pêcheurs, les familles et même les supporters de l’OM depuis des générations. La basilique de Notre-Dame-de-la-Garde est l’un des symboles les plus puissants de l’identité marseillaise.

C’est précisément pour cette raison que la disparition de sa croix sur un tee-shirt lié au club provoque une telle indignation. Car ce nouvel épisode ne peut plus être présenté comme une simple coïncidence graphique. Depuis plusieurs années, les effacements de symboles chrétiens se multiplient. Les Français se souviennent de l’immense polémique suscitée par l’affiche officielle des Jeux olympiques de Paris 2024, sur laquelle la croix du dôme des Invalides avait été retirée. À l’époque déjà, les organisateurs avaient invoqué un « choix artistique ». Mais ces explications répétées finissent par révéler une tendance lourde : les symboles chrétiens deviennent les seuls que l’on estime possible de faire disparaître sans conséquence.

Jamais les emblèmes d’autres religions ne semblent subir pareil traitement. En revanche, les croix chrétiennes, elles, deviennent régulièrement invisibles, gommées ou considérées comme dérangeantes dans une société qui prétend pourtant défendre toutes les diversités.

Cette logique va bien au-delà des affiches ou des vêtements. Partout en Europe, des églises sont désacralisées puis transformées en hôtels, restaurants branchés, salles de spectacle ou lieux festifs. Des sanctuaires bâtis pour la prière deviennent des espaces commerciaux. On conserve parfois les pierres, les voûtes ou les façades, mais on retire l’âme chrétienne qui donnait sens à ces lieux. À Marseille, le contraste devient particulièrement frappant. À quoi bon déployer d’immenses tifos représentant la Bonne Mère dans les tribunes du Vélodrome lors des grands matchs si, dans le même temps, on supprime la croix qui couronne son sanctuaire ? À quoi bon invoquer l’identité marseillaise lorsque l’on retire précisément ce qui en constitue le cœur spirituel et historique ?

Tifos marseillais lors d ‘un match – capture écran

Car Notre-Dame de la Garde n’est pas un symbole neutre. La basilique est un sanctuaire chrétien. Sa croix n’est pas un détail esthétique interchangeable. Elle est le signe visible d’une foi qui a façonné Marseille pendant des siècles.

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Des générations de supporters de l’OM sont montées à la basilique avant les grandes rencontres pour allumer un cierge, confier un proche malade ou prier avant un match décisif. Même dans une ville profondément populaire et passionnée de football, la dimension spirituelle de la Bonne Mère demeure enracinée dans la mémoire collective. Supprimer la croix tout en conservant le monument revient finalement à conserver une coquille vide. On garde l’image folklorique, émotionnelle ou touristique, mais on retire ce qu’elle signifie réellement.

Cette affaire révèle une fracture plus profonde : une société occidentale qui continue d’utiliser les symboles chrétiens pour leur puissance culturelle ou esthétique, tout en refusant de plus en plus ce qu’ils expriment spirituellement. Comme si la France voulait conserver ses cathédrales sans le christianisme, ses clochers sans la foi, ses traditions sans le Christ. Mais une civilisation qui commence à faire disparaître elle-même les signes visibles de son héritage finit toujours par perdre la mémoire de ce qu’elle est.

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