Aujourd’hui, dimanche 19 juillet 2026, l’Église se souvient d’un événement survenu exactement 196 ans plus tôt, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, au cœur de Paris. Dans la chapelle de la rue du Bac, Catherine Labouré, alors âgée de 24 ans et novice chez les Filles de la Charité, affirme avoir longuement conversé avec la Vierge Marie, au cours de l’une des apparitions les plus marquantes de l’histoire spirituelle française. Ce 18 juillet 1830 est la veille de la fête de saint Vincent de Paul, célébrée à cette date dans le calendrier de l’époque. Catherine nourrit depuis longtemps le désir de voir la Sainte Vierge. Avant de s’endormir, elle prie avec confiance le fondateur de sa communauté afin que ce souhait lui soit accordé.

Vers 23 h 30, la jeune religieuse entend soudain quelqu’un l’appeler par son nom. Au pied de son lit se tient un enfant mystérieux, vêtu de blanc, qui lui déclare : « La Sainte Vierge vous attend. » Catherine s’habille et le suit dans les couloirs du couvent. Partout où l’enfant passe, racontera-t-elle, des rayons de lumière éclairent son chemin. Lorsqu’ils entrent dans la chapelle, toutes les lumières semblent allumées. Catherine s’approche du sanctuaire, puis entend le froissement d’une robe de soie. L’enfant lui annonce : « Voici la Sainte Vierge. » Marie apparaît et s’assied dans le fauteuil habituellement réservé au prêtre.
Catherine s’élance alors auprès d’elle, s’agenouille et pose familièrement ses mains sur les genoux de la Mère de Dieu. « Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie », confiera-t-elle plus tard. Cette scène d’une simplicité saisissante est aujourd’hui représentée dans la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse. La Vierge lui parle longuement, l’avertit des épreuves à venir et lui annonce qu’une mission difficile lui sera confiée. Elle lui demande également de transmettre au père Aladel, son confesseur, le désir de voir naître une confrérie destinée aux jeunes, qui deviendra quelques années plus tard la Confrérie des Enfants de Marie.
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Marie désigne surtout l’autel où repose le tabernacle et prononce ces paroles demeurées célèbres : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »
Il ne faut cependant pas confondre cette première rencontre avec l’apparition du 27 novembre 1830. C’est au cours de cette dernière que Catherine contemplera le modèle de la future Médaille miraculeuse et recevra la mission de la faire frapper, avec l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »Sainte Catherine Labouré gardera longtemps le secret sur son identité. Elle poursuivra humblement sa vocation au service des vieillards et des pauvres jusqu’à sa mort, en 1876. Canonisée par Pie XII en 1947, elle repose aujourd’hui rue du Bac. En ce 19 juillet 2026, la chapelle parisienne demeure ainsi le témoin vivant de cette nuit où, selon le récit de la sainte, la Vierge Marie vint à la rencontre d’une humble novice.


