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[ Nuit Blanche à Paris ] Exclusif « L’Église ne peut être le réceptacle d’évènements étrangers à sa mission » : Monseigneur Rey dénonce un détournement de la vocation sacrée des églises

Monseigneur Dominique Rey @tribunechretienne
Monseigneur Dominique Rey @tribunechretienne
Alors que le silence du diocèse de Paris se prolonge, cette prise de parole apparaît comme l’une des premières réactions épiscopales d’ampleur.

La controverse née de la Nuit Blanche du 6 au 7 juin à Paris continue de susciter une profonde indignation dans le monde catholique. À l’église Saint-Laurent notamment, l’installation de l’œuvre Sous la peau du ciel a été dénoncée par de nombreux fidèles qui ont constaté une véritable profanation d’un lieu consacré à Dieu. D’autres initiatives organisées dans des églises parisiennes ont également alimenté un sentiment de malaise et d’incompréhension.

Depuis plusieurs jours, les témoignages affluent. Prêtres, religieux et laïcs expriment leur consternation devant une nouvelle atteinte à la sacralité des églises. Beaucoup s’étonnent également de l’absence totale de réaction publique du diocèse de Paris, alors même que l’émotion demeure vive. Alors que beaucoup de prêtres ont préféré garder l’anonymat, un seul a accepté d’exprimer publiquement son indignation. Le père Christophe Buirette, prêtre du diocèse de Blois et ancien missionnaire Fidei Donum, a dénoncé avec courage une grave atteinte au caractère sacré de l’église Saint-Laurent. Son jugement est sans appel : « Ce confrère, curé de Saint-Laurent, est une honte ! ». Une réaction qui illustre l’ampleur du malaise suscité par cette Nuit Blanche dans une partie du clergé français.

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Pour beaucoup de catholiques, la blessure est d’autant plus profonde qu’elle s’inscrit dans un contexte marqué par la multiplication des actes antichrétiens. Profanations, dégradations, incendies, vols d’objets liturgiques, attaques contre les symboles religieux : les lieux de culte sont régulièrement pris pour cible. Dès lors, voir des églises utilisées pour des manifestations perçues comme étrangères à leur vocation apparaît à leurs yeux comme une nouvelle forme de banalisation du sacré.

Interrogé par Tribune Chrétienne, Monseigneur Dominique Rey replace d’ailleurs cette affaire dans un cadre plus large : « On constate actuellement une augmentation du nombre d’actes sacrilèges, de vandalisme, d’injures offensantes qui portent atteinte à l’intégrité des lieux de culte, ce qui scandalise et indigne les fidèles. Car ces lieux sont dédiés à la vie liturgique, à la prière, au recueillement et au silence. »

Cette déclaration résonne avec une force particulière alors que de nombreux fidèles affirment avoir ressenti, lors de cette Nuit Blanche, une véritable blessure spirituelle. Au-delà des débats artistiques ou culturels, c’est la finalité même d’une église qui est ici interrogée.

Evoquant la NUIT BLANCHE dans les églises parisiennes , Monseigneur Rey poursuit :

« L’Église ne peut être le réceptacle d’évènements, et de manifestations qui ne sont pas en rapport avec l’identité spirituelle et la destination cultuelle de ces lieux sacrés (églises, chapelle, oratoires, sanctuaires…). »

Ces mots rappellent une évidence souvent oubliée : une église n’est ni une salle de spectacle, ni une galerie d’exposition, ni un espace culturel parmi d’autres. Elle est avant tout une maison de Dieu, consacrée à la célébration des mystères sacrés, à l’adoration et à la prière. Alors que le silence du diocèse de Paris se prolonge, cette prise de parole apparaît comme l’une des premières réactions épiscopales d’ampleur. Pour de nombreux catholiques, elle exprime ce qu’ils attendent depuis plusieurs jours : une défense claire et sans ambiguïté du caractère sacré des églises face à des profanations qui ne peuvent être minimisées ni relativisées.

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